#PayeTaJeunesse

Twitter est un monde merveilleux. Je le pense réellement.

D’abord, il permet de s’entourer facilement de gens avec qui on a – comme dirait ma mère – des atomes crochus. C’est à dire qu’au lieu d’avoir à choisir ses copains de comptoir parmi les 1000 âmes de son village, les 30 parents d’élèves de la classe de son gosse ou ses 10 collègues de travail ben on peut aussi les choisir parmi des millions de connectés. Ce qui fait qu’aussi bizarre soit-on, on trouve toujours aussi bizarre que soi (je parle évidemment en connaissance de cause).

L’autre truc chouette aussi est que twitter nous permet d’interagir avec des gens qu’on n’aurait probablement jamais rencontrés in real life. Si personnellement je ne recherche pas vraiment les interactions avec des célébrités, je suis en revanche très intéressée par les twittos qui communiquent sur le quotidien de leur pratique professionnelle. Et je ne suis pas la seule! Considérons par exemple les 150 000 followers de l’avocat @maitre_eolas , les 15 000 followers de la médecin @Jaddo_fr ou encore les 30 000 followers de @MsieurLeProf. En tweetant leurs “pratiques ordinaires”, ils contribuent selon moi mieux que pourraient le faire n’importe quel reportage journalistique à faire appréhender au quidam le quotidien, les difficultés, les coups de coeur et coups de rage de ces professions encore assez largement réservées à l’élite intellectuelle. Mais nous savons depuis Schrödinger que même la plus discrète des observations a des répercutions sur la situation, ce d’autant plus qu’il a été prouvé que nous n’étions pas vraiment capables de garder à l’esprit la présence de plus d’une centaine de contacts (ne me demandez pas la référence, je n’ai pas réussi à la retrouver… et ce n’est pas vraiment le sujet).

Résumons: des professionnels parlent publiquement de leur pratique quotidienne, parfois avec des confrères et parfois pas. Sauf que c’est dur pour eux de distinguer l’un et l’autre dans la multitude des interactions, et de garder à l’esprit qui lit quoi. Mais c’est aussi ça qui fait l’intérêt du truc, c’est ça qui nous permet d’appréhender un peu l’envers du décor, d’interpeller en tant qu’usager quand cet envers nous choque (Hé là, Mr Le Chirurgien surmené, on n’est pas que de la barbaque!), mais aussi de compatir et prendre conscience que ces métiers ne sont pas tous les jours faciles…

Aujourd’hui justement, je voulais vous parler de cet “envers du décor” qui personnellement m’a choquée, en tant que femme de prof, en tant que parent, et en tant qu’adulte aussi. L’échange ci-dessous n’est là qu’à titre d’illustration (je prie donc Monsieur Le Prof de bien vouloir m’excuser de le prendre comme exemple de mon propos), car les propos rapportés sont – vous vous en rendrez compte – d’une immense banalité.

 

Prof

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Quel regard portons-nous sur ceux qui nous succéderont pour ressentir ce désir de contrôle absolu, cet impératif de domination, cette pulsion d’agressivité?

Je vous vois déjà protester “elle exagère!”, alors je vais nous faire gagner du temps en répondant déjà à un certain nombre d’arguments qui seront probablement avancés pour justifier une banalisation de ce type de positionnement…

  • 1- Mais enfin, c’était juste pour RIRE!

Il y a beaucoup de débats depuis quelques années sur le thème “a-t-on le droit de rire de tout?”. Les uns appelant au respect des catégories opprimées (comme de par hasard, très souvent choisies comme cible de “l’humour”), les autres criant à la censure. Personnellement, j’en suis arrivée à la conclusion suivante: dis moi de qui/quoi tu te moques, je te dirai qui tu es. C’est à dire en clair: qu’est-ce que notre blague dit de nous, de notre rapport à l’autre, de nos craintes, de nos douleurs et de nos espoirs. Je n’irai pas plus loin, il appartient à chacun de faire cet examen de conscience.

Autre petit exercice utile face à une blague: le changement de personnages. Par exemple: si quelqu’un fait une blague sur les gros/les noirs/les belges, demandez-vous comment cette blague serait accueillie si elle portait sur les minces/les blancs/les français. Je vais donc vous proposer quelques variantes de la blague initiale.

Une mère dit à son enfant: “tu peux mettre la table?”. L’enfant répond: Maman, on dit “s’il te plait”. ->> “tu veux que je le dise avant ou après t’avoir mis une taloche?”

Un médecin dit à sa patiente: “veuillez prendre place pour l’examen”. La patiente répond: “Docteur, l’examen n’est pas nécessaire pour la prescription de la contraception orale que je demande”. ->> “Et ben ta contraception, tu te la mettras comme le spéculum: où je pense”.

C’est toujours aussi hilarant? Oui? Passons au point suivant alors.

  • 2- On n’a pas le droit de taper les élèves, mais on a le droit d’en avoir très envie.

Juridiquement, c’est vrai. On pourrait même fomenter en pensée un génocide d’élèves que ça ne poserait pas problème. La question n’est pas de savoir si c’est autorisé, la question est de savoir si c’est souhaitable du point de vue de la relation éducative.

En tant que parent, je suis très attentive à ce sentiment d’agressivité qu’on peut éprouver vis à vis de ses enfants lorsqu’on est exténué-e. J’y suis très attentive car je sais que c’est un des signes d’appel du burn-out (pour lequel les profs, tout comme les parents, et bien d’autres activités, sont particulièrement à risque). Interpréter la moindre demande/manifestation de l’enfant dont on est responsable comme une agression et avoir envie d’y répondre avec agressivité est un signe qui devrait alerter tout parent, et plus généralement tout éducateur.

Pour mémoire, je vous renvoie au test MBI qui permet d’évaluer le risque de Burn-out. Parmi les caractéristiques psychologiques des personnes en situation de burn out imminent, on peut lire (en remplaçant évidemment “patient” par “élève”):

La « dépersonnalisation » (ou perte d’empathie) : plutôt une « déshumanisation » dans les rapports interpersonnels. La notion de détachement est excessive, conduisant au cynisme avec attitudes négatives à l’égard des patients ou des collègues, sentiment de culpabilité, évitement des contacts sociaux et replie sur soi-même. Le professionnel bloque l’empathie qu’il peut montrer à l’égard de ses patients et/ou de ses collègues.

Je pense donc que les parents d’élèves (et la société toute entière) gagneraient à revendiquer une médecine du travail digne de ce nom pour les enseignants, afin que celle-ci puisse prendre à bras le corps le problème colossal et trop longtemps négligé (voir même amplifié ces dernières années: voir en particulier les déplorables conditions de travail des enseignants en zones dites “sensibles” ainsi que celles des TZR) de la souffrance au travail et du surmenage.

  • 3- Cet élève là, il ne voulait pas juste faire la preuve de sa connaissance, il voulait HUMILIER son prof. C’est une provocation!

Donc là, on est bien d’accord qu’on a complètement perdu de vue l’objectif de FINITUDE de la relation éducative? On est bien d’accord qu’on enseigne/éduque un enfant pour qu’un jour il n’ait PLUS BESOIN de notre présence? Qu’on devrait tirer de la fierté à l’idée que l’élève dépasse son maître? Mais vous allez me dire que ça ce n’est valable que pour les grands élèves, que les petits ont d’abord besoin d’apprendre avant de contester. Je ne suis pas entièrement d’accord (car on ne devient pas adulte dans le courant de la nuit de son 18ème anniversaire, on le prépare depuis l’enfance…) mais admettons.

Quoiqu’il en soit: que leur apprend-on en disant cela? Que celui qui sait gouverne? Que celui qui ne sait pas doit se soumettre? Que c’est perdre la face que de se tromper? Que plus encore que de se tromper, RECONNAÎTRE ses erreurs est une déchéance?

A-t-on oublié que le seul mode d’apprentissage absolument garanti (même quand ça ne nous arrange pas) est l’imitation? Que le plus infime de nos comportements aura toujours plus d’impact que la plus appuyée de nos paroles?

  • 4- Non mais tu n’as aucune idée du type d’élèves qu’on a à gérer. Ils n’ont aucun cadre, aucune éducation! Ils ne respectent plus les adultes!

Il est vrai que l’idée de la “jeunesse qui ne respecte plus rien” associée à celle du “niveau qui baisse” a plutôt bonne presse ces temps-ci…. sauf que ce n’est pas très nouveau. Ça date même de…. l’Antiquité (au moins!).

Je ne résiste donc pas à l’envie de vous remettre le (maintenant assez célèbre) extrait de La République de Platon, où celui-ci met les mots suivants dans la bouche de Socrate (vous noterez au passage que l’infect Zemmour n’a pas inventé la poudre):

…le père s’habitue à devoir traiter son fils d’égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s’égale à son père, n’a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu’il veut être libre ; le métèque s’égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l’étranger.
C’est bien ce qui se passe, dit-il.
À tout cela, dis-je, s’ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n’ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s’occupent d’eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s’opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s’abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffonneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques. Source

Sur la question du niveau qui baisse, je vous renvoie à l’historien Claude Lelièvre qui nous montre que cela fait déjà plus de 100 ans qu’on considère que le bac est un diplôme en décrépitude bradé à un sombre tas d’ignorants:

1881 :”Nous voudrions simplement rappeler aux candidats que la faculté désirerait ne plus avoir à corriger des fautes d’orthographe aussi nombreuses que stupéfiantes. Elle désire aussi que les aspirants au baccalauréat ne fassent pas prononcer par Bossuet ses oraisons funèbres à la cour de Henri IV, ni prêcher la première croisade par Claude Bernard” (Gaffarel, doyen de la faculté des lettres de Clermont). 

1899: “J’estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe” (Victor Bérard, maître de conférences à la Sorbonne) 

1929: “Les candidats n’ont ni orthographe, ni vocabulaire exact et varié, ni connaissance grammaticale, ni analyse logique, ni méthode d’exposition écrite ou orale” (Paul Lemonnier, “La Crise de la culture littéraire”) 

1956: “La décadence est réelle, elle n’est pas une chimère: il est banal de trouver vingt fautes d’orthographe dans une même dissertation littéraire des classes terminales. Le désarroi de l’école ne date réellement que de la IV° République” (Noël Deska, “Un gâchis qui défie les réformes: l’enseignement secondaire”) Source

Que des outils manquent aux professeurs pour gérer les conflits dans leur classe, je n’en doute pas une minute! La CNV (ou Communication Non Violente) me semble un ensemble de techniques auxquelles il serait bien utile de former les enseignants (qui à leur tour pourrait transmettre ces compétences interpersonnelles à leurs élèves), une proposition de loi avait d’ailleurs été déposée dans ce sens en 2011.

Que des enseignants enseignent parfois dans des conditions à la limite du supportable (ou même dans des conditions carrément insupportables) j’en constate chaque jour les ravages chez mes amis et connaissances. Mais dans les deux cas, ce ne sont pas aux élèves de faire les frais des manquements du système.

Pour conclure, je dirai un mot des réactions que le tweet que je rapporte a suscité: globalement tout le monde, semble approuver la blague de Monsieur Le Prof. Certains (on ne le voit pas sur ma capture d’écran) parlent des élèves comme de “p’tits cons” et l’un se permet même des remarques agressives à connotation sexuelle. On n’a pourtant pas affaire ici à une clique d’enseignants au bout du rouleau!

Comment peut-on, à l’heure où on s’interroge sur l’impact des violences éducatives ordinaires, à l’heure où on dénonce les violences médicales ordinaires, considérer encore de la sorte la relation éducateur-élève? Quand accepterons-nous enfin de faire une place aux enfants et aux jeunes sans se sentir menacé de ce partage de territoire (matériel et symbolique)? Faudra-t-il des témoignages en masse d’élèves brimés assortis d’un hashtag #payetajeunesse pour que quelqu’un réagisse? 

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32 thoughts on “#PayeTaJeunesse

  1. France says:

    ravoe de ton retour 🙂
    Et sinon aujourdhui, petite discussion entre collègues féminines sur la lutte contre les violences faites aux femmes: après l’attendu “moi, je ne me laisserais pas faire”, j’ai loupé le lien avec la phrase suivante “mais pour les enfants, il y a des baffes qui se perdent”, j’ai essayé de contrer et fini par entendre la magistrale conclusion “un enfant, c’est comme un chien, faut pouvoir lui mette une danse si on veut l’éduquer correctement”
    Voilà voilà … en 2014, donc.

  2. Pierre says:

    Ca me fait toujours rire ces mamans, femme au foyer, qui tente d’exister “intellectuellement” avec ce genre de blog. Et surtout qui mette en avant comme seul argument à leur réflexion, leur statut de mère, comme si avoir fait des enfants apportait une sorte de sagesse permettant d’avoir un avis éclairé sur tout et spécialement sur l’éducation et la pédagogie.On peut facilement mettre à mal votre argumentation. En effet, vous citez quelques auteurs du siècle dernier qui s’offusquaient déjà du niveau d’orthographe des bacheliers pour nous dire, “vous voyez, ce n’est pas pire maintenant”! Or, il suffit d’opposer une statistique toute simple (et non des citations) : “selon des statistiques fournies par l’Observatoire national de la délinquance, les moins de 18 ans ont été à l’origine de 2 567 vols violents commis sans arme, ce qui équivaut à un bond de 25 % en dix ans. Désormais, les mineurs sont impliqués dans 54,8 % de ces agressions” D’ailleurs si la jeunesse d’aujourd’hui est la même que celle d’il y a 50 ans, il faut nous expliquer pourquoi le législateur a fait évoluer son armement juridique notamment avec la loi de 2002, le délit d’outrage à l’encontre de toute personne chargée d’une mission de service public ou dépositaire de l’autorité publique, qui comporte une mention particulière relative aux faits commis à l’intérieur d’un établissement scolaire ou éducatif !

    • Merci beaucoup pour votre commentaire qui m’a aussi fait beaucoup rire (sur ce point au point nous sommes d’accord donc 🙂 ). Je n’ai aucune justification à vous donner quant à mes motivations à écrire pas plus que je ne jugerai vos motivations à lire et commenter ce que vous considérez comme un bavardage inutile de femelle oisive. Je juge également les gens à la pertinence de leurs remarques et non à la longueur de leur CV, je ne vous ferais donc pas l’affront de vous montrer la teneur du mien qui vous surprendrait peut être.
      Concernant l’analyse des statistiques de la violence et de la délinquance, vous ne pouvez ignorer que les chiffres seuls n’ont pas valeur de preuve (même s’ils servent admirablement d’argument d’autorité comme vous venez vous-même d’en faire la démonstration): ils sous tendent le choix d’une grille d’analyse (dont le codage serait parfaitement reproductible d’un analyste à un autre? et stable dans le temps), de critères (sur lequel tous s’entendent?), impliquent un échantillonnage pour être pertinent (qui est inclus? qui est exclu? pourquoi?, sans parler d’échantillon représentatif, etc…), doivent être corrigés de différents types de biais (par exemple: les plaintes de vols de téléphone portable se sont multipliées au moment où les assurances ont commencé à demander un dépôt de plainte pour que les gens soient indemnisés… est-ce à dire que les vols ont effectivement augmentés dans cette période???). A cela s’ajoute la légitimité de l’organisme dont ils émanent: 1- les statistiques sont-elles effectivement réalisée par des personnes dûment formées à cela?, 2- sont-elles entachées d’une forme de manipulation politique? (pour mémoire: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140303.OBS8337/chiffres-de-la-delinquance-truques-pas-du-tout-une-surprise.html).
      Vous terminez votre propos par une justification tautologique: il y a plus de délinquance/ de violence scolaire parce que sinon on n’aurait pas créé une loi supplémentaire pour la sanctionner. Je lis dans cet argument une confiance aveugle en “le législateur” comme vous l’appelez, grand bien vous fasse, mais je ne mange pas de ce pain là. Personnellement, je préfère faire fonctionner ma tête… c’est un mode “d’existence” qui a fait ses preuves je vous le garantis.

    • MrPourquoi says:

      Cher Pierre,
      Ton commentaire est sexiste (“ça me fait rire ces mamans, femmes au foyer”), prétentieux et dégradant. Mme Déjantée t’a déjà répondu sur ton argumentation plus que discutable, qui sent le passéisme rance. Mais tu ne parles pas du fond du problème, tu aurais un soucis avec cela ? Peut-être que nous, enseignants (oui, j’en suis, donc en plus d’après tes critères, étant un homme, pas au foyer, et prof, je peux en parler !! ) devrions avoir le droit, et l’utiliser, de dire qu’on a envie de baffer tel ou tel sale gamin, voire, puisque la France allait tellement mieux il y a 50 ans, lui en foutre une pour de vrai ? Tu vois, moi, enseignant, ça me révulse quand j’entends ces propos, “je lui en mettrais bien une à ce petit con”, que j’entend dans mon lycée. Ça me débecte d’entendre dans la bouche de mes collègues des “Cette petite connasse de Kévina”, “Ces petits salopards”, “Ces gros débiles”. Tu vois, le “législateur” a pensé à protéger les enseignants, ces “chargés d’une mission publique”. Mais il a aussi pensé aux victimes mineures de violence par des personnes “ayant autorité sur le mineur” (http://lespritdeslois.free.fr/page53.html). Mais tu me diras, c’est pas pareil…

  3. Pierre says:

    Peut être parce que je suis magistrat pour enfants depuis 18 ans, j’ai comme l’impression que je suis mieux placé pour observer l’évolution de la délinquance chez les mineurs que le concitoyen “lambda”. Je ne crois pas n’avoir jamais écrit que “c’était mieux avant”. Par contre l’argumentation sur les chiffres à qui l’on fait dire ce qu’on veut est caduc. Je vois combien de délits sont commis par des mineurs, tous types confondus versus il y a 15 ans. Point final. Quant à voir du sexisme dans ma remarque, je dis juste qu’être diplomé, parent ne fait en aucun cas de l’auteur une autorité en la matière. Ce que je critique c’est une vision “intellectuelle et phylosophique” d’un sujet certes sensible, mais décalé de la réalité. La violence envers les mineurs a fortement reculé ces derniers 50 ans (tant mieux) quand la violence par les mineurs a fortement explosé. Il est donc plus légitime de s’interroger sur quels en sont les raisons plutôt que de légiférer sur la fessée ou de pointer du doigt des états d’âmes d’enseignants au travers d’un tweet, qu’on peut interpréter plus comme un ral bol d’une profession exigeante qu’un réel mauvais exemple. Je ne crois pas que ce tweet mette nos enfants en danger ou soit l’œuvre d’un sadique en puissance, juste l’illustration d’un excès de colère, assez sain ma fois quant on voit le profil des gens qui passent à l’acte. (Renfermés, intériorisent leurs émotions, etc). Je vous laisse donc “phosphorer” et nous faire partager vos inquiètetudes sur ce qui semble pour vous être une “déviance” dangereuse pour l’intégrité de nos enfants. Ah oui, j’en ai moi-même 2, ma compagne 2, plus un petit dernier et je ne fait pas de ces 6 enfants sous mon toit un “argument” de vente de ma prose. 😉

    • Avec tout le respect que votre profession m’inspire, je suis au regret de vous rappeler qu’être praticien ne veut pas dire être statisticien! Vous sous entendez précisément que j’use de ma pratique (ici: de parent) pour appuyer mes arguments, mais vous ne faites pas autre chose en invoquant votre pratique de magistrat. Quelle légitimé une statistique réalisée sur le “ressenti” d’un enseignant, d’un magistrat, ou de quiconque pourrait-elle bien avoir? Par ailleurs, je n’utilise en rien mes enfants comme “argument”, je ne pense d’ailleurs pas les avoir à aucun moment pris comme exemple. Reportez-vous aux textes que je cite, pour le reste je revendique le droit, parent ou non, diplômée ou non, magistrat ou non, à faire marcher ma tête.
      Enfin, vous n’avancez aucun argument: expliquez nous en quoi il est caduc de dire que les chiffres issus de statistiques non pas seuls valeur de preuve? Expliquez nous sur quoi vous vous basez pour crier à l’augmentation massive des violences dont les mineurs seraient auteurs? Expliquez nous de quelles données vous disposez pour comparer des pratiques sociales éloignées de plus 60 ans?

  4. Pierre says:

    Et proposer une médecine du travail plus performance pour les enseignants surmenés revient à mettre un pansement sur une jambe de bois. Les enseignants non pas à pallier le manque de repère de certains enfants envers “l’autorité” par la faute de parents qui ont baissé les bras depuis longtemps sur ce sujet. Il suffit d’intervenir dans des zones sensibles de la région parisienne pour se dire que ce n’est pas à l’enseignant d’expliquer à un enfant de 12 ans qu’il ne faut pas traîner dans la rue apres 22 heures mais bien aux parents. Dans 9 cas sur 10, pour un mineur assis en face de moi, les parents sont indirectements coupables et devraient donc rendre des comptes plus que leurs enfants

    • Méconnaissez-vous à ce point le quotidien des enseignants? Nommés quelques jours seulement avant la rentrée à l’autre bout de l’académie, pour quelques heures, par ci, par là. Par fois sommés d’enseigner jusqu’à une matière qui n’est pas la leur, soit disant parce qu’on a besoin d’eux et qu’enseigner, c’est une vocation. Contraint à gérer des classes surchargées, aux moyens matériels toujours réduits (aujourd’hui, on demande aux élèves de lycée d’apporter du papier absorbant pour les cours de science: le lycée n’a plus les moyens de s’en payer suffisamment), en sachant très bien qu’ils ne seraient pas remplacés en cas d’absence liée à leur surmenage. Souvent méprisés par une administration désormais formées au grand principe du management moderne, qui n’a dans la bouche que l’évaluation, l’efficacité, et les résultats, au détriment de la dimension humaine et interpersonnelle. Je continue?
      Les changements de programme sont constants, parfois (souvent?) incohérents, les enseignants ne reçoivent pour cela généralement aucune formation, aucun accompagnement, on se contente de leur rappeler que “c’est la loi” d’appliquer le programme. Puis on vient les pointer du doigt comme des fumistes aux 4 mois de vacances, comme les profiteurs d’un système en crise, comme les responsables des réformes avortées.
      Beaucoup vivent avec la certitude de ne pas faire leur travail convenablement et avec le sentiment de ne pouvoir faire autrement.
      Est-il encore besoin que se rajoute la misère et la violence pour comprendre que les enseignants qui craquent sont très très très très loin de le faire uniquement dans les zones dites “sensibles”.

  5. “La faute des parents, la faute de parents qui ont baissé les bras…”, ça me fait bien marrer. Depuis le temps qu’on nous dit qu’il faut écouter-obéir-faire comme et où on nous dit de faire, qu’on ne sait pas, qu’il faut laisser les spécialistes s’en occuper, …, il ne faut pas s’étonner qu’un certain nombre de parents attendent tout des “spécialistes”. Ce n’est pas seulement baisser les bras, c’est être paralysé par un discours qui nous fait perdre toute confiance en nous, en notre jugement et en nos compétences. C’est le revers de la médaille : les citoyens obéissants sont paralysés…

  6. John Butch3r says:

    Pierre a bien compté plus de délinquance ? Soit ! Je n’ai rien à opposer à son comptage.
    Mais dans quelle zone géographique? Quelles sont les particularités de cette zone? Quelle a été la croissance de la population dans cette zone sur la même période? Quelle a été la croissance de la part de la population objet de ce comptage dans cette zone sur la même période? Quelle a été l’augmentation des moyens (enseignants, éducateurs, matériel, etc) donnés à l’éducation dans cette zone sur la même période? N’y a-t-il pas d’autres facteurs entrant en jeu? Et comment ces facteurs ont-ils évolué?

    Au final, vu la complexité de la réalité sur le terrain, on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Ca a été maintes fois montré ; il suffit de se documenter.

    Mon petit avis de non statisticien (je suis informaticien, c’est pire 😛 ) : compter n’est pas faire des statistiques. Sinon, il n’y aurait pas besoin de diplômes et on en ferait dès le CP.

    • Pierre says:

      On parle de ratio comme le % de délits imputés aux mineurs. Quand ce ratio passe de 20% à 45% que dire? Que la démographie a fait doubler les tranches d’âge 14/18 ans? Ces 30 dernières années on est plus dans une tendance dans un vieillissement de la population issue du babyboum

      • John Butch3r says:

        La on parle toujours de comptage. Désolé, mais ce ne sont toujours pas des stats. Dans mon patelin il y a de plus en plus de 3eme âge, et de plus en plus de délinquance. Faut-il en conclure qu’un vieux est un délinquant en puissance? Non, certainement pas. Pourtant les ratios…

  7. Bonjour, je suis le “Monsieur Le Prof” en question, (pour preuve : je vous écris avec le compte “Partenaires Particulières”, blog BD dont je suis l’auteur.) et je tombe des nues en lisant cet article !

    Je comprends bien qu’il n’y a pas spécialement d’animosité envers ma personne, ce qui est cool, parce que par le passé il y a des gens qui m’ont pris à parti et c’était assez violent (beaucoup d’insultes, notamment)

    Cela dit, je pense qu’il faut remettre les choses dans leur contexte : mon compte Twitter est en grande partie humoristique, ce que j’y raconte part de ce que je vis, mais il ne faut certainement pas prendre ce que j’y raconte au pied de la lettre.

    En l’occurrence, dans ce cas, j’ai bien un élève qui m’a dit qu’on devait dire “on écrit sur le cahier, pas “dans” le cahier”
    Sur le coup, ça m’a un peu énervé, parce que je n’aime pas qu’on me corrige quand j’ai raison, mais je suis prof, je garde mon calme, et je lui réponds : “Non, si tu dis “écrire sur le cahier”, ça veut dire “écrire sur la couverture”, là j’ai dit “dans le cahier”, car tu dois l’ouvrir, et écrire à l’intérieur” ” Puis le cours s’est passé et on a changé de sujet.

    A l’interclasse, quand il s’est passé un truc marrant en cours, j’en profite pour faire un petit tweet. Donc ici je suis parti de sa remarque et je me suis demandé quelle vanne je pourrais faire.
    A l’origine je voulais faire un lien entre cet élève et les “grammar nazis” qui viennent corriger les fautes des gens sur internet là où il n’y en a parfois pas. Mais j’ai rien trouvé qui rentrait en 140 caractères.
    Ensuite il m’est venu des blagues salaces mais depuis que je suis un “gros” compte, j’ai souvent une police de la pensée qui me tombe sur le dos donc j’évite.
    Alors j’ai essayé de réfléchir à des cas où la distinction “dans/sur” pouvait être marrante. Bon j’avais que 5mn entre deux cours donc j’ai pas eu le temps de beaucoup réfléchir mais je me suis souvenu de cette expression marrante du rappeur quebecquois “Le Roi Heenok” : “J’te mets une calotte sur ta bouche”
    Donc hop, j’ai posté ce tweet, et basta.

    Pour moi ça va pas plus loin, ce qui est drôle dans le tweet, c’est ce décalage entre l’élève qui pose une question et le prof qui pète un câble. Je pense que mes lecteurs savent pertinemment que tout ça c’est “pour de faux”, parce que si c’était vrai : j’aurais clairement des problèmes avec la hierarchié et surtout, bah je le raconterais pas…

    Du coup certains surenchérissent, rentrent dans la blague, mais il ne faut pas prendre ça au sérieux.

    Hier par exemple j’ai fait un tweet où je racontais qu’une classe avait été très calme et que je trouvais ça tellement louche que je leur avais demandé s’ils se foutaient de ma gueule avant de vider mon sac sur le sol… du coup je sais pas à quel moment je suis censé expliquer que c’est une blague !

    Ce qui est intéressant justement à mes yeux c’est cette ambiguité, ce côté où le lecteur se demande “Wow, il a vraiment dit ça ?”, et c’est cet instant que je trouve drôle, alors je ne vais certainement pas rajouter à chaque blague “Hey c’était pour de rire !”

    Tant pis si on me prend pour le dernier des bourreaux d’enfants : ma hiérarchie, mes inspecteurs et mes élèves savent ce que je vaux “en vrai”, et ça a plus de valeur.

    • Je vous remercie de votre intervention. Merci aussi de votre introduction à twitter, c’est toujours utile pour les débutants.
      Comme vous et comme je le disais dans mon billet, j’apprécie depuis pas mal de temps maintenant ce mode de communication et d’expression, qui tient de la mise en texte du discours à bâtons rompus, voire de la mise en texte du discours intérieur. Aussi, il ne m’a pas échappé que vous visiez un but humoristique et que je ne pourrais pas ailleurs pas me baser sur vos tweets pour réaliser une monographie du métier d’enseignant.
      Comme je le mentionne également dans mon billet, votre tweet faisait pour moi fonction d’exemple (ayant le mérite d’être écrit, contrairement aux paroles qu’on attrape toujours qu’avec inexactitude): exemple du discours populaire ordinaire sur la jeunesse, exemple du discours enseignant ordinaire sur la relation éducative.
      Si vos propos sont pour vous des boutades, c’est déjà ça de pris: beaucoup n’en rient pas du tout, et mon mari (par exemple, mais il ne semble pas le seul au vu des réactions) relève chaque jour dans son établissement des remarques d’enseignants qui ressentent très sérieusement envers leurs élèves de l’exaspération, de l’agressivité et du mépris qu’ils dissimulent sous une forme (admise) d’autorité.
      Merci enfin de m’avoir donné l’occasion de cet échange.

  8. Max says:

    Bonjour,
    J’ai vu le lien de cet “article” sur le compte tweeter de Mr. Le Prof et je suis navré de constater toute la tristesse du personnage de cette mere au foyer qui n’entends rien a l’humour, et bien plus grave qui se permet de donner des lecons de morale sans malheureusement avoir les capacités de le faire. Je ne voudrais pas me montrer offensant mais vous devriez trouver un autre moyen d’occuper vos journees. Tout votre “argumentaire” (si l’on peut appeler cela ainsi) est faussé par la mauvaise perception que vous avez eu de la situation. La prochaine fois il serait bon d’essayer de ne pas uniquement tenir compte de votre premiere impression. C’est de toute facon la premiere et derniere fois que je viens sur un site ou l’on peut lire de telles absurdités. Une dernière chose, ne prenez pas vos enfants en otage, cela ne leur rendra jamais service. Bonne journée

    • La pauvreté de votre argumentation fait peine à voir. Vous choisissez d’attaquer ma personne plutôt que mon discours, d’insulter plutôt que d’argumenter: vous vous disqualifiez vous-même. Si je suis la tristesse, vous êtes la médiocrité.

  9. Bon article je trouve, mais pour moi il manque un truc dans la case juste pour rire, le fait que l’humour permet aussi de dénoncer. De dénoncer que les jeunes n’ont pas de respect, que les profs sont violents (physique ou psychologique) et plus subtilement les stéréotypes … parfois. Comme dit Homer Simpson, “c’est drôle parce que c’est vrai”.

    Je ne connais pas trop ce que fait M. le prof mais sorti du contexte, c’est juste pas drôle, genre la vanne qui aurait dû être posé à froid ou pas.

  10. Pierre says:

    Je vais me citer “Ca me fait toujours rire ces mamans, femmes au foyer, qui tentent d’exister “intellectuellement” avec ce genre de blog” Du coup, l’explication de l’auteur du tweet justifie assez bien cette remarque ironique initiale. En effet, je trouve personnellement “pénible” les gens qui prennent le pretexte de la moindre intervention un peu décalée, pas politiquement correct pour “intellectualiser” un sujet ou “phylospoher” sur un thème. “En l’occurrence ici, les violences physiques ou morales envers les enfants” et la responsabilité des adultes.
    Le combat à mener sur ces sujets ne se fait pas à mon avis en réagissant à un dessin anodin en “pondant” une centaine de lignes sur internet, au travers d’une gymnastique mentale pour tenter d’en démonter les dangers. J’ai toujours l’impression du coup que ce genre de réaction est plus un pretexte à la “mégalomanie de l’auteur” ou du moins à son besoin de “reconnaissance intellectuelle” qu’à vraiment faire avancer le débat. Aucune critique ici, juste ma vision des choses. Après, il faudrait plus demander à un psy 😉

    • Pierre, on écrit “philosopher” en bon français (ça fait deux fois, mes yeux de branleuse intellectuelle saignent), désolée mais ça la fout mal pour un magistrat.

  11. Pierre says:

    Merci greffière 😉 Et oui, c’est sa fonction d’écrire, pas celle du magistrat. Faute d’étourderie inexcusable, je tiens toutefois à souligner que le français n’est pas ma langue natale. Si vous voulez, on peut parler en anglais ou en russe, et je corrigerais vos fautes. Ah oui, deuxième point qui m’exaspère, les intervenants qui se croient obligés de relever la moindre faute d’orthographe, comme pour tenter de prendre l’ascendant intellectuel sur leurs interlocuteurs. 😉

    • Ciel que votre discours pue le machisme, vous ne cessez d’illustrer par vos propos ce que vous tentez de dénoncer chez l’autre, sans (toujours) le moindre argument de fond. Vous aurez eu raison de ma patience, ceci était votre dernier commentaire ici.

  12. Agathe says:

    Waouh….quel déferlement de “je m’ecoute parler….”
    Il faut se décontracter les gens, ce n’est pas grave….
    Et puis tout ça , dites le vous entre “4 zieux”..c’est mieux…
    Allez, soyez gentils, prenez un guronsan😋

  13. Kalaville says:

    Bonjour,
    le fond est effectivement un vrai problème (l’enseignement respectueux, sans violence, l’accompagnement des profs, leur mal-être, leur “mission” etc) et mérite débat et réflexion.
    Mais je trouve que prendre le tweet de Monsieur Prof n’était pas une très bonne idée, car pas du tout représentatif du problème.
    Je suis ce compte depuis quelque temps, et comme il l’a lui-même très bien expliqué, il n’y a jamais aucune agressivité dans ses “blagues”. Il nous raconte des moments un peu cocasse et rajoute de l’humour, mais jamais il ne parle comme ça à ses élèves. Je ne pense pas qu’il en ait même l’envie ou la pulsion sur le moment. Ca lui vient après, en rédigeant le tweet.
    (c’est mon ressenti à la lecture des ses tweets, maintenant je ne prétend surtout pas parler en son nom, je ne le connais pas).
    Vous l’écrivez vous-même, ” L’échange ci-dessous n’est là qu’à titre d’illustration (je prie donc Monsieur Le Prof de bien vouloir m’excuser de le prendre comme exemple de mon propos)”.
    Je trouve juste que c’est franchement maladroit comme procédé, d’autant que votre tweet a été beaucoup retweetté.

    • Le tweet de Mr Prof était certes une illustration comme je l’ai indiqué, un exemple de ce que je ressens comme un point de vue banal (contre lequel je m’élève effectivement). Je l’ai choisi pour les raisons suivantes:
      – La plupart de ces remarques se font à l’oral, à ce titre elles sont difficile à rapporter et donc à discuter
      – Mr Prof est très suivi, j’en conclus donc que ces propos trouvent un large écho. Que beaucoup de gens s’y reconnaissent, donc que d’une certaine façon ils sont plus représentatifs de ce que je souhaite dénoncer qu’une parole d’un anonyme entendue en salle des profs.
      Quant à la diffusion de ce texte, MrProf y a lui même contribué, ce n’était pas particulièrement mon but et il a son libre arbitre.

  14. Internet est fantastique, on y apprend qu’il n’est pas du tout évident de savoir si on écrit dans ou sur un cahier Petit prof, si le cahier était déjà ouvert, il semblerait que ce soit vous qui étiez en tort.http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic20090-ecrire-sur-dans-son-cahier.html

    On y trouve également des gens capable sur 4 jours et 5 commentaires de dénigrer un article – ou plutôt son auteur – avec deux arguments : l’un qui n’a rien à voir avec le sujet sur une augmentation supposée de la délinquance des mineurs (qui, tout le monde le sait, commence en se trompant de préposition), l’autre sur l’auteure dont le statut de mère au foyer l’empêche de philosopher et ne lui permet que de « phylosopher ».

    Ceci dit, Perre, je comprends que cet article vous choque : il demande aux professeurs de respecter leurs élèves. Respect que vous n’êtes visiblement pas prêt à accorder à une femme.

  15. Thomas says:

    Putain c’est juste lourd les gens comme vous qui prennent tout mal… C’est une blague… Pour illustrer votre propos qui me paraît noble mieux vaut prendre une vrai anecdote non ? J’ai lu votre réponse à tout les commentaires et à aucun moment vous ne vous excusez de cette méprise … C’est pas a votre honneur www
    Voila bonne soiree >,<

    • C’est qu’il n’y a aucune méprise. J’ai déjà très longuement expliqué en quoi je pensais cette forme d’humour révélateur de la relation éducative dysfonctionnelle qui est l’objet de mon propos. Reportez-vous à mon texte.

  16. agathe says:

    Donc vous êtes consciente que vous êtes excitée…Prenez alors ce que vous voudrez mais la colère ou la haine ou autre réaction négative ne peut que nuire à VOTRE bien être , vous savez bien que vous ne convaincrez pas les gens qui ne pensent pas comme vous et vice versa. ..

    • Moi? Absolument pas, je suis d’un calme olympien. J’entends dénoncer des banalités dans la relation éducative qui me choque, je le fais. Point.
      Un certain nombre de mes commentateurs en revanche ne devrait pas faire l’économie d’une bonne verveine.

  17. Kalaville says:

    “J’entends dénoncer des banalités dans la relation éducative qui me choque, je le fais.”
    La réplique citée dans le tweet de Monsieur Prof : “mais du coup j’te mets une calotte dans ou sur ta bouche”, n’a jamais fait partie de sa relation éducative avec ses élèves, il ne l’a pas dit pour de vrai. Il n’a même pas eu envie de la dire. Du coup votre démonstration n’est pas pertinente, elle est biaisée, trafiquée. C’est ça que vous refusez d’admettre, et c’est ça qui me gêne profondément.
    Je pense que vous auriez pu trouver des témoignages de profs plus pertinents, plus en rapport avec votre propos.

    • Combien êtes vous à en avoir ri ? Combien êtes vous aujourd’hui à la défendre farouchement? Il n’y a aucun biais, aucune manipulation là dedans.
      Les punitions corporelles ne font pas partie de la relation éducative actuelle en France, c’est vrai puisque c’est illégal. L’agressivité du tweet n’était pas rélle mais “juste” pour rire? Fort bien! Je ne dis pas le contraire dans mon texte. Il n’en demeure pas moins que ce tweet illustre que pour beaucoup, un élève restera avant tout un “petit con” (cf. réactions au tweet initial) qu’il faut veiller à remettre régulièrement à sa place de vermisseau qu’il n’aurait jamais du songer à quitter.

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