Nous sommes des menteuses de mères en filles.

Le burn-out maternel est le mal du siècle, nous disent les journaux. Les mères sont de plus en plus fatiguées, épuisées, au bout du rouleau. Tout le monde le sait. Ce sont vos amies, vos soeurs, vos cousines, vos mères, vos collègues de travail. Personne ne bouge. “Mais les hommes aussi sont touchés” me dit-on. Ah oui? Vraiment? Les 3% qui prennent un congé parental? Et le pire c’est qu’on est CONTENT que des hommes soient touchés, parce que ça veut dire qu’on AVANCE dans la répartition des tâches. Non mais vous vous rendez compte??? On finit par SOUHAITER que des types soient mal, au bord de la dépression, à pleurer chaque jour de leur vie ou presque parce que ce serait signe de PROGRÈS SOCIAL. Miam le progrès.

Parmi ceux qui ne bougent pas, les pouvoirs publics tiennent le haut du pavé. Surme… quoi? Burn… quoi? D’abord la loi Toubon n’a-t-elle pas interdit les mots anglais? J’ai cherché sur le site de l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé je rappelle) si ce mal insidieux avait fait l’objet d’une préoccupation étatique: RIEN. Faut dire, déjà qu’ils s’en tamponnent pas mal du surmenage au travail tant qu’il n’y a pas trop de suicidés alors pensez donc, aller se préoccuper du surmenage de celles qui ne travaillent MÊME PAS TOUJOURS!! En cherchant bien, on finit par dégoter un truc sur les troubles émotionnels et psychiques du post partum. Comme si la question du surmenage maternel se résumait tout entière au post-partum immédiat. Vous avez accouché depuis plus de 6 mois? Bonne nouvelle, vous ne risquez plus rien! A la rigueur, notre ami Google nous sort deux trois trucs sur le surmenage des parents dont les enfants sont atteints de pathologies graves, diabètes, cancer, parce que eux quand même, ils ont de bonnes raisons de ne plus en pouvoir (ce qu’on imagine aisément, mais qui laisse quand même pas mal de monde sur le carreau).

Bon mais alors, je leur dis quoi moi aux copines qui du matin au soir se disent qu’elles doivent vraiment être complètement NULLES de ne pas s’en sortir avec leur nouveau né hurlant, leurs bambins fiévreux, et toutes les petites galères du quotidien? De ne pas réussir à être la mère souriante, heureuse, épanouie, qu’on voit sur les magazines, qu’on nous vend dans les films et série TV, comme semble réussir à être la voisine, l’ancienne copine de fac, la grand mère, qui s’en sort(ai)ent si bien ELLES.

Je leur dis “implique leur père, tu ne les as pas fait seule ces enfants!”. Parce c’est pas faux (même si les familles monoparentales sont aussi une réalité par trop niée), parce que c’est la seule issue et que ça marche, parfois. Je dis seulement “parfois” oui, parce que c’est pas facile de remettre en cause des siècles de patriarcat en quelques générations, parce que ça bouscule, parce que c’est pas naturel et que se battre, déconstruire les habitudes et en changer, c’est pas simple quand on n’a déjà plus l’énergie de se lever le matin. Parce que les habitudes reviennent au galop, parce qu’on peut pas dire à une jeune mère “ton mec ne veut pas se lever la nuit? T’as qu’à le quitter”. Alors on tricote, on négocie, on concilie et ça évolue, doucement. Trop doucement au regard de l’urgence de l’épuisement. D’autres leur disent “t’avais qu’à pas faire de mômes”, et c’est pas faux. Mais c’est un peu facile aussi. Pas besoin de réfléchir au problème, pas besoin de compassion, d’empathie, d’intelligence. Pas besoin de changer, pas besoin d’inventer. Le “tavékapa” est une panacée universelle en matière de politique: Tavékapa arrêter l’école, tavékapa fumer, tavékapa manger au fast food, tavékapa vivre en ville, je vous passe le reste. Je milite pour que chacune puisse faire ses choix et soit respectée quelqu’ils soient, pour qu’on fiche enfin la paix à celles qui ne veulent pas d’enfant et qu’on ouvre les yeux sur le quotidien de celles qui ont décidé d’en faire.

Car je vous le dis bien fort: nous sommes des menteuses, des menteuses de mères en filles même! Ma mère m’a menti, toutes les années où elle prétendu se moquer d’avoir le talon trop cuit du rosbeef, les biscuits éternellement cassés, où elle nous a donné sa glace sans sourciller parce que, finalement, on préférait le chocolat à la fraise. Toutes les années où elle a fini les assiettes tout en débarrassant la table parce qu’elle n’avait pas le temps de s’asseoir, les centaines de cafés réchauffés qu’elle a finalement bu froid parce qu’il le fallait bien. Son sourire quand mon père annonçait qu’il partait à l’autre bout du monde pour le boulot deux jours après en la laissant avec les mômes et les miasmes était un mensonge, son tendre empressement à repasser ses chemises et à les disposer dans la valise de façon à le prémunir d’une faute de goût aussi. Elle m’a caché ses larmes, ses crises de nerf, ses ras-le-bol, ses frustrations quand “prendre soin d’elle” était réduit à “aller aux réunions Weight Watchers” pour substituer à la tyrannie de ses enfants la tyrannie sociale, quand nous ne la laissions même pas déféquer en paix. Elle m’a menti chaque fois que je suis rentrée de l’école et que j’ai trouvé la maison propre, le repas chaud et appétissant sur la table, chaque fois que trempée de sueur dans l’insouciance d’une après midi passée au grand air, j’ai trouvé un gâteau tiède et du jus de fruit frais sur la table du jardin. Elle m’a menti quand, pour avancer sur ses projets, elle devait consentir à des nuits blanches. Elle m’a menti chaque fois que mon père nous emmenait à la plage et où elle se disait tellement heureuse de pouvoir “mettre la maison au clair” en shampouinant les moquettes et lessivant les volets.

Moi aussi je suis une menteuse. Chaque fois que je n’ai pas n’osé dire combien de fois je me lève la nuit, combien de temps cela fait que je n’ai pas dormi d’une traite, combien de temps cela fait que je n’ai pas mangé chez moi assise de l’entrée au dessert. Chaque fois que je n’ai pas osé dire à quel point la grossesse peut être un moment pourri, à quel point on peut se sentir malade, diminuée, impuissante, terrorisée aussi. Chaque fois que je n’ai pas osé dire que oui, un nouveau-né tète tout le temps, chie tout le temps, et grandit lentement. Très lentement. Qu’un petit enfant c’est tout le temps malade, et qu’on s’inquiète, et que ça tombe jamais au bon moment. Qu’un tout petit enfant, ça a tellement de choses à apprendre et d’idées dans la tête que chaque minute, ça réclame trois cent choses. Qu’un petit enfant, c’est une bombe émotionnelle, qui pleure puissance mille, se réjouit puissance mille et que, bon gré mal gré, c’est au parent d’encaisser. Chaque fois que je m’enferme dans ma chambre pour crier fort dans un coussin (parce qu’il ne faut déranger personne) d’épuisement, de rage, de désespoir, chaque fois où j’ai supplié mon nouveau-né d’arrêter de pleurer, mon enfant d’arrêter de me solliciter, mon ado d’arrêter de m’envoyer bouler. Chaque fois que je me suis réfugiée dans les toilettes parce que c’était la seule pièce de la maison avec un verrou fiable. Chaque fois que j’ai fait semblant d’avancer sur mes projets professionnels alors que je n’avais ni le temps ni la disponibilité pour le faire sereinement et efficacement. Chaque fois qu’après avoir amené mon bébé chez la nounou, je me suis assise sur les marches de la cage d’escalier pour pleurer un bon coup en entendant ses hurlements derrière la porte, avant de commencer ma deuxième journée.

J’aimerai vous dire que je suis une exception, mais ce n’est pas vrai. J’aimerai vous dire que c’était un mauvais moment à passer, mais ce n’est pas vrai. Grattez sous le vernis de celles qui vous disent qu’elles ne voient pas de quoi je parle, examinez les cernes, les mâchoires tendues, les colères ravalées, vous verrez les mères épuisées.

Pourquoi suis-je une menteuse? Pourquoi sommes toutes des menteuses? Parce que nous avons HONTE. Et pourquoi avons-nous honte? Parce qu’on nous a menti.

On nous a fait croire qu’il était matériellement POSSIBLE de s’occuper de ses enfants H24, de les faire manger bio et équilibré, et d’accommoder de façon ludique et gastronomique les trois mois hivernaux de choux de l’AMAP, de laver leurs couches home-made, d’avoir une maison impeccable avec des jouets rangés dans des bacs étiquetés façon promotion-de-l’autonomie-à-destination-des-non-lecteurs, d’être la première à la sortie d’école pour les emmener au square, de les exempter de cantine, de garderie du soir, de programmer des sorties au musée, d’organiser des activités manuelles les mercredis après midi, de construire soi-même du matériel éducatif Montessori, de les emmener à la piscine, faire du vélo, d’être toujours volontaire pour les sorties scolaires, toujours calme et sereine en toute circonstance, de participer à l’organisation de la kermesse de fin d’année, d’avoir toujours un gâteau de prêt pour les anniversaires et ventes au profit des classes vertes, de militer dans une association de défense des sans-papiers, de garder précieusement les emballages d’oeufs les pots de yaourt et les bouchons de lait, d’être membre du comité d’organisation de la semaine mondiale pour l’allaitement maternel, d’avoir un travail prenant (mais pas trop quand même) et passionnant, qui nous rend fière et nous épanouit, auquel on va en vélo jusqu’au dernier jour de sa grossesse, grâce auquel on gagne suffisamment d’argent pour payer les vacances en club, la maison bio-climatique et les stages de formation à la communication non-violente, pour lequel on passera en télétravail si -vraiment- on sent qu’on risque de ne plus être au top du top, sans oublier de faire son footing, d’aller au yoga, d’être bien pomponnée et épilée et bien entendu, de jouir au moins trois fois par semaine.

Et si EN PLUS on a la chance d’avoir un mec féministe, alors la honte est carrément abyssale. Alors quoi, il sort les poubelles, ne laisse pas traîner ses chaussettes sales, prend des journées enfant malade, est ok pour se mettre à temps partiel quand tu sors de congé maternité, s’occupe du linge, se lève la nuit quand les mômes appellent, sait laver les chiottes, maîtrise les pâtes bolo et engueule la CAF quand il t’appelle Mme Prénomdumari NomduMari et tu trouves encore le moyen de te plaindre??? Hé oui, parce qu’il reste tout le travail invisible du parent-par-défaut, celui que personne ne connait ni ne reconnait. Le PIRE de tous les mensonges. Le travail de celui qui calcule les dates des soldes pour savoir quand aller au Monop histoire de profiter de la 2ème démarque mais qu’il reste quand même quelques trucs mettables, celui qui passe et réceptionne les commandes de Noël, celui qui envoie les cartes de voeux et les cadeaux de naissance, celui qui va aux réunions de rentrées et aux rencontres parents-profs, celui qui achète et amène les paquets de mouchoirs quand l’école en demande, celui qui fait la queue pour l’inscription annuelle au judo, celui que l’école appelle quand le gamin s’est ouvert le front à la récré, celui qui s’inquiète pour le défaut d’élocution du petit, la douleur à la hanche du moyen, les angoisses du grand, celui qui vérifie que les vaccins sont à jour, que tout le monde a pris sa vitamine D, que tout le monde est allé chez le dentiste, celui qui réserve les vacances en gîte, qui emmène les enfants chez le coiffeur, celui qui inscrit à la bibliothèque et qui va ramener les livres à temps, celui qui vérifie les trousses, se tape les devoirs, regarde les classeurs pendant les vacances et signe les carnets de liaison, celui qui coupe les ongles et nettoie les oreilles, celui qui répond aux questions compliquées, qui écoute les journées difficiles. Celui qui, chaque soir avant de s’endormir, se repasse mentalement les besoins de sa tribu, et mesure l’étendue de ce qui lui reste à anticiper, programmer, inventer, solutionner.

Donc pour gérer les immanquables échecs que susciteraient cette tâche inhumaine, on nous a gentiment expliqué que le propre de la vie des femmes était de devoir faire des SACRIFICES. Restait juste à savoir ce qu’on accepterait de foutre en l’air. L’envie d’avoir des enfants? L’envie d’avoir un job? L’envie de donner à ses enfants un peu de cette vie d’insouciance et d’abondance qu’on a tellement fantasmé et dont parfois on a soi-même profité?

Alors oui, certaines arrivent malgré ces difficultés à survivre en rognant un peu, en gardant l’essentiel (LEUR essentiel!) même si ça tient souvent du numéro d’équilibriste: faire un peu moins d’enfants que rêvé, aménager un peu son job sans trop l’écorner, dire merde aux injonctions à la féminité, aux normes de la maternité, se donner le droit de se passionner, d’aimer, de détester, de vivre pour elle-même, d’accepter d’entendre dans “les enfants c’est merveilleux!” de leur mère ou de leur grand mère combien elles en ont bavé, à quel point elles ont parfois cru qu’elles n’en réchapperaient pas, faire le tri dans son désir de donner à son enfant ce qu’on n’a pas eu (ou de lui donner la chance qu’on a eu!) entre ce qui relève de leur essentiel (et qui structure leur identité de parent) et ce qui repose sur les mensonges des générations passées et mérite (peut être) d’être classé dans l’album photo au rayon des beaux (et illusoires) souvenirs d’enfance, accepter que d’autres qu’elles-mêmes satisfassent les besoins de leur enfant et de trouver ça chouette.

Et surtout surtout, arrêter de mentir, de cacher, de dissimuler. Arrêter de croire que l’idéal maternel ressemble à la Fée Bleue de Pinocchio toujours là pour consoler les peines et résoudre les problèmes les plus ardus sans effort. Que la honte change de camp: que les mères épuisées n’aient plus honte de ne pas réussir une tâche objectivement surhumaine mais que les pouvoirs publics aient honte de ses si nombreuses années à fermer les yeux sur la fatigue émotionnelle et physique des mères.*

*Vous reconnaîtrez sans doute le titre de l’excellent ouvrage de Violaine Guéritault, quasiment la seule référence française sur la question du burn-out et surmenage des mères.

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216 thoughts on “Nous sommes des menteuses de mères en filles.

  1. Sapristi says:

    @ Bruno:
    Je ne pense pas que les ” papa poules” soient méprisés, bien au contraire. Par contre celui que je connais le mieux attend des louanges démesurées et n’aurait pas accepté de travailler à mi- temps pour laisser sa femme avoir une indépendance et lui octroyer de la liberté. J’appelle ça un contrôleur hors-pair ( sans jeu de mot)

    • Rémy says:

      Ca me rappelle mon frère, qui restait à la maison pendant que sa femme allait travailler (il était “père au foyer”). Il était ravi, mais il racontait que les amis, les voisins ne comprenaient pas et étaient dédaigneux de son choix.
      Ca ne fait pas “homme”.
      J’ai l’impression que Bruno parle d’être “père au foyer” (à temps partiel) plus que d’être “papa poule” (qui renvoie plutôt l’idée d’un père gentil et attentionné, mais pas forcément au foyer).
      Il semble que les normes sociales de beaucoup énonce que la mère doit être au foyer ET que le père doit travailler à l’extérieur pour subvenir aux besoins de sa famille.
      Si on est tous pétris de ces normes, ça pourrait expliquer que même avec un homme féministe et actif à la maison, le problème n’est pas résolu.
      Je participe à la vie de la maison, mais bien moins que ma femme, et si je n’y réfléchi pas, ça va !
      Comme si, remplissant ma part du contrat social (faire vivre la famille), le reste était du bonus !
      Je vais méditer là dessus.
      Y’a un bug

      • Sapristi says:

        “I’ve learned that people will forget what you said, people will forget what you did, but people will never forget how you made them feel.”
        ― Maya Angelou

        Ce qui compte par dessus tout c’est bien les liens affectifs que l’on crée les uns avec les autres. Regardez les familles qui se déchirent…. Beaucoup de témoignages dans les podcasts des émissions de France Culture ” les pieds sur Terre” lors des dîners de famille, etc.
        À plus tard…

  2. Pingback: Le (gros) poids dans le matelas qui empêche les mamans de dormir… | lilipuzzle

  3. Camille says:

    merci pour cet article
    Je suis enceinte de mon troisième. C’est une fille.
    Je pense que ce n’est pas en deux générations qu’on change la donne alors j’essaie d’élever mes deux garçons autrement. Je dis bien j’essaie
    Et je suggère à mes copines de faire la même chose.
    Je ne sais pas si ça va fonctionner, ils n’ont que 4 et 6 ans !
    J’ai observé aussi que je m’écoutais plus avec ce troisième enfant qu’avec le premier. En tant que femme.
    Autre chose, ma sœur n’a pas du tout les mêmes souvenirs que moi de notre mère. Moi je me rappelle de notre mère râlant et pas tout le temps joyeuse disponible et calme tandis que ma sœur a un souvenir “plus idéal” d’elle.
    J’ai moins ce sentiment qu’elle nous a menti. Même si je sous évaluais cette fatigue là de la maternité.
    Bon courage à toutes

  4. On pourrait résumer ainsi : les enfants, c’est comme le divorce, c’est un truc de riche.

    Après, faut pas s’étonner de ne pas pouvoir suivre.

  5. Pingback: Nous sommes des menteuses de mères en filles | Planete Elea Radio

  6. Entièrement d’accord avec vous sur tout le diagnostique, mqis pourquoi ce serait aux pouvoirs piblics de faire quelque chose? Commençons par être moins exigeantes avec nous mêmes, à moins mentir aux gamins et à leur laisser plus de gateaux cassés. Déléguons davatange à nos maris et assumons.
    Oui faire des enfants c’est fatiguant et ça nous pousse a faire des choix, non on ne peut pas tout fsire dans la vie, et ben on choisi et on fqit en sorte de faire du mieux quon peux sans se mettre la pression.
    Je ne vois vraiment pas ce que les oiuvoirs publics peuvent faire, aidons nous d’abord.

    • Sapristi says:

      Je suis d’accord avec mdecarlotta , il faut savoir s’aider. mais ce n’est pas si simple dans une société machiste.
      Voici une citation à méditer:

      La domination commence avec le besoin de nier la dépendance”, observe la psychanalyste Jessica Benjamin. “La conséquence première de cette inaptitude à concilier dépendance et indépendance est la transformation du besoin de l’autre en une domination de l’autre.”

  7. libellulesmagazine says:

    Super billet, merci de dire enfin les choses ! Deux remarques à faire. 1) la première concerne la profondeur du mensonge. Une amie stérile, ayant vu sa dernière chance de PMA s’envoler, s’est mise dans une colère noire quand, pour la consoler, j’ai tenté de lui dire que la vie de mère n’était pas si simple et facile qu’elle se l’imaginait. Que ça pouvait même être une vraie galère au quotidien. La colère de mon amie a duré des mois, elle ne pouvait pas entendre ce discours. Selon elle, l’amour qu’on partage avec un enfant balaye aisément tous les “menus tracas” du quotidien. Le fait est que non, l’amour permet de tenir, mais c’est tout. 2) J’ai une autre amie, mère célibataire qui travaille, et qui n’entre pas du tout dans le schéma du surmenage décrit. Parce qu’elle vit en communauté (colocation nombreuse). Tout le monde s’occupe du petit, elle sort quand elle veut, a une vie sociale très remplie, mène plusieurs projets de front, et n’en demeure pas moins maman pour consoler, prendre soin, jouer. La pression en moins. Une formule qui semble vraiment prometteuse (l’enfant a trois ans). Comme en Afrique, où toute la communauté gère la marmaille. Cela implique une exclusivité moindre pour la mère, accepter que l’enfant ait d’autres attachements, qu’il se fasse reprendre par d’autres (mais n’est ce pas déjà à l’école ?), qu’il découvre des choses qu’on n’aurait pas pensé à lui montrer etc. Bref, qu’on ne soit pas seul maître à bord. On peut imaginer que bien des mères auraient du mal avec cette vision des choses. Mais en réfléchissant à ce qu’on peut y gagner, en termes de temps pour soi, d’énergie, de perspectives, ça vaut le coup de se poser la question non ?

    • Je comprends aisément la colère de ta copine stérile. J’ai mis beaucoup de temps à devenir maman, et j’ai été à la place de ta copine. J’ai toujours autant de mal avec un discours comme le tien. Je crois que c’est toi qui n’imagines pas l’ENFER (et je pèse mes mots…) d’une vie sans enfant quand on les désire vraiment. Les nuits, la fatigue, le quotidien, tout ça, c’est de la gnognotte à côté. On ne s’en rend peut-être pas compte quand on a eu la chance que les enfants viennent facilement. Enfin c’est un peu comme dire à un handicapé qui ne peut marcher qu’il ne se rend pas bien compter, pouvoir se servir de ses jambes, c’est pas toujours la joie, parfois on a des courbatures, et puis même, une fois, on s’est fait opérer du genou et il a fallu des mois de rééducation, dur dur (pauvre chéri…).

  8. Bravo pour ce billet criant de vérité ! Je viens moi-même de sortir un roman dont l’objectif est de montrer ENFIN la réalité de la vie des mères, avec le sourire of course, mais réalisme aussi. J’aimerais bcp vous l’envoyer. Je ne trouve pas de contact donc si vous pouvez me le faire suivre à : adelebreau@hotmail.com, ce serait top. Bonne journée et encore bravo (et merci).

  9. lala says:

    Merci pour ce bel article, pour ces quelques phrases qui ont tout particulièrement raisonnées en moi « Gratter sous le vernis de celles qui ne voient pas de quoi je parle », « arrêter de mentir, de dissimuler » car enfin je viens de trouver ce qui me tord le bide. De la difficulté que je ressens d’échanger avec d’autres parents, amis, à la sortie de l’école, …sur les difficultés que l’on peut ressentir par moment en tant que parents/mère ; de ces rares fois où j’ose la confidence mais où je me retrouve face à un mur de positivisme, de « non, moi ça va ! » ou « ça ira mieux demain ». Demain ça fait 14 ans et à chaque âge ses difficultés à chaque étape ses doutes, qui pour moi se traduise en « je ne vais pas y arriver » et « pourquoi des fois ça me rend malheureuse, je n’ai pas le droit d’être triste ». En face tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, le moral est au beau fixe, le soleil brille tous les jours. Alors je repars avec mon petit nuage de doute: « pour les autres, ça a l’air super facile».
    Mais non visiblement c’est parfois compliqué ailleurs aussi. Il s’agit juste d’un vernis, le vernis du « socialement parfait »peut être. Alors merci, mille merci pour cet article qui m’a permis de partager indirectement mes quelques doutes de maman.

  10. parent isolé et heureux de l'être says:

    Ma mère ne m’a pas menti. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi il fallait perdre tout ce temps dans le ménage, surtout pour s’en plaindre continuellement…
    Cela fait 5 ans que j’ai la garde de mes filles. Je fais le ménage une fois par semaine, idem pour la lessive, repas 2 fois par jour, vaisselle une fois. Je siège au conseil d’administration des collège et lycée de mes filles, ce qui fait que je connais tous les profs et que je peux suivre de très près leur scolarité.
    à part ça je travaille le moins possible à l’extérieur (nous sommes plutôt créatifs que consommateurs, nous n’avons besoin que de très peu -ce qui ne m’empêche pas de leurs acheter tout ce qu’elles ont envie)
    Mes filles n’ont pas demandé de venir et je trouve logique d’être à leur service, c’est d’ailleurs mon rôle que de les amener à la réalisation d’elles-mêmes, tout en les préparant aux épreuves et aux pièges mis en place par notre société.
    Chez mes parents je faisais le ménage et la vaisselle tous les jours et à 18 ans je suis parti pour y échapper, et, pour cela, jamais je ne demanderai à mes filles d’y participer, elles auront toute la vie pour le faire et j’espère que le modèle que je leur donne (papa qui s’occupe de la maison -le minimum indispensable- et qui se réalise, non dans le travail rémunéré -le minimum aussi- mais dans le travail créatif -je suis plasticien et je passe mon temps à construire un travail -rarement vendu- installé dans des galeries ou projette dans des salles obscures) les libèrera de l’emprise de ces diktats sexistes.
    Et j’ai bon espoir : ma fille ainée veut devenir artiste et la petite écrivaine, et elles travaillent à fond leur passion !

    Remettez le ménage à demain il y a bien mieux à faire aujourd’hui, de plus, si votre enfant vous voit vous réaliser dans une activité qui vous passionne, il en trouvera bientôt une qui lui donnera envie de progresser et de devenir adulte (ce qui est moins évident quand on voit ses modèles se tuer au travail !)

    • Sapristi says:

      @ Parent isolé et heureux de l’être: Bravo.Ce n’est pas le bonheur qui est le plus important mais l’AMOUR,la passion du travail bien fait qui vous enrichi intérieurement et vous fait rayonner .
      Pourquoi vouloir se conformer à des normes, au ” divin marché” qui veut nous imposer des produits de consommation dont on pourrait se passer et qui nous font oublier nos savoirs ancestraux comme la bonne cuisine, les produits fait maison, les habits confectionnés par les couturières et les tricoteuses, les repas conviviaux entre amis faits à la maison plutôt qu’au restaurant où les plats sont préparés le plus souvent par l’industrie agro alimentaire , les jeux de société où l’on apprend à se connaître plutôt que les salles UGC, les randonnées a pied ou en vélo plutôt que les Clubs Med ou autres voyages organisés.
      Parent isolé a bien raison:ne pas céder aux diktats , pas seulement sexistes mais aussi ceux que l’on essaie de nous imposer par les publicités qui nous envahissent et nous polluent la vie.
      Merci pour votre témoignage et continuez à prendre le temps de penser et de partager car c’est ainsi que l’on avancera vers plus de compréhension des uns et des autres et à aller vers plus d’humanité.

  11. sab says:

    C’est tellement déculpabilisant de vous lire car malheureusement des millions de femmes vivent ça mais n’osent l’exprimer et vous renvoient vos inconvénients en pleine tête et lorsque par bonheur on l’exprime les gens vous regarde de travers car vous avouez que finalement votre vie de célibataire était 100 plus passionnante et tellement plus reposante. Nos mères, belles mères et grand mères nous en vendu du rêve mais un très mauvais rêve

  12. Mag says:

    Je me suis reconnue dans certaines de vos anecdotes, MAIS je refuse la victimisation des mamans. J’ai eu 3 enfants en 3,5 ans et essaie de maintenir à flot mon activité professionnelle ce qui relève de l’équillibrisme comme vous dites. Oui, parfois je suis frustrée, et mal coiffée et fatiguée et j’ai de temps en temps (tous les soirs entre 18h et 20h) envie d’être très loin sur une ile déserte ou PERSONNE ne me sollicitera (pas même mon conjoint).

    Bon, c’est dit, je me suis plaint, ça fait du bien. Maintenant je n’échangerai ma place pour rien au monde, et encore moins avec une femme pauvre de Tananarive. Encore moins avec une maman working woman qui a de beaux ongles bien faits mais qui ne voit ses enfants que de 21h à 22h le soir.Encore moins avec un jeune cadre pressé comme un citron par son entreprise parce que moi, quand j’ai fait un gâteau au chocolat, j’ai droit à des sourires, câlins et peut-être même parfois à un merci.

  13. Mag says:

    … Et je trouve contrairement aux autres commentaires que justement, ce n’est pas du tout tabou la fatigue entrainée par les enfants. TOUT le monde en parle. On entend que ça. Magazines, blogs, groupes Facebook, discut de copine, Florence Foresti… C’est la grande mode ! Je pense que toutes les futures mamans sont bien prévenues que ça va être la galère pendant les (au moins) 10 prochaines années. Je me demande du coup à qui cela sert, toute cette désacralisation du rôle de maman, à grande échelle…

  14. Pingback: [Groupe de parents 2.0 – Lyon] Famille et égalité : le compte-rendu ! | Le blog des Parents 2.0

  15. Willy says:

    Parent isolé 5 jours par semaine (ma compagne travaille loin), père de 5 enfants (de 14 à 2 ans), je pense pouvoir dire que je connais un peu le sujet. J’ai un emploi de responsable méthode dans une grande entreprise Française sur un contrat très exigeant. Enfin, compte tenu du nombre d’enfants, je suis dans l’obligation d’agrandir la maison, mais n’ai pas les moyens de faire tout faire dans les travaux nécessaires, donc gros investissement personnel (et financier…) sur ce dossier.
    Première remarque, je pesne avoir une vue assez nette du sujet. Je reste ouvert à toute remarque sur ce point, évidemment…
    Ensuite, article excellent qui fait le tour quasi complet d’un quotidien “charette”.
    Enfin, et ce sera tout sur mon commentaire, l’article pourrait être détaché du genre humain concerné. Je m’explique, que ce soit un homme ou une femme, les “contraintes” sitées sont les même, si tant est que l’investissement le sit également, ce qui est mon cas. En synthèse, le temps et l’espace se réduisent comme peau de chagrin dès lors qu’on souhaitât concilier tous les projets qui peuvent remplir une existence et la rendre pleine et entière. Comme le dirait une amie Psychologue “tout choix est un renoncement”, et il est parfois difficile de renoncer par choix…. Bonne journée (Je retourne finir ma nuit en bossant d’un oeil)

  16. HERITIER says:

    Alors, moi, je ne dois pas être une menteuse (tout au moins pas sur ce sujet). Car lorsque mon compagnon m’a annoncé qu’il souhaitait avoir un enfant, j’ai tout fait pour l’en dissuader. Je lui ai fait une description apocalyptique de ce qu’allait être notre vie après la naissance du bébé : plus de liberté, un renoncement quotidien, une vie chamboulée, des milliers de problèmes, et cela durerait toute notre vie… un vrai chemin de croix ! Ce qui ne l’a pas fait renoncer. Alors, nous avons passé un “pacte” qu’il a respecté, et qu’il respecte encore : il serait lui aussi, tout aussi attentif que moi, il partagerait avec moi toutes les corvées. Et ça a marché ! J’ai aussi parlé des difficultés d’être maman (et papa) à ma fille, tant et si bien que je suis peut-être allée trop loin car elle a 32 ans aujourd’hui et… elle ne veut toujours pas avoir d’enfant ! Elle dit qu’elle n’a pas le temps, qu’elle a un travail prenant et plaisant. Elle dit aussi qu’elle n’a pas envie d’assumer une telle responsabilité, ce qui je pense est plutôt la raison de son “non-enfantement”. Et comme je la comprends ! Peut-être se prive-t-elle de toutes les joies que ressent un parent, mais… C’est sa liberté. Et des joies, on peut en avoir pour tellement d’autres motifs ! Dans tous les cas, je suis loin d’être une menteuse : j’ai annoncé la couleur, j’ai “prévenu” le futur père, j’ai joué carte sur table. Si je peux me permettre, je conseille à tous les couples de parler longuement de tous les côtés négatifs qu’il y a à être parents, de ne pas penser qu’ils vont jouer à la poupée, que c’est sérieux, que c’est un boulot à plein temps, et que ça durera toute la vie. “Un homme (ou une femme) averti(e) en vaut deux”…

  17. Sapristi says:

    Je viens de regarder un programme sur la chaîne ARTE : X-ENUIS sur Le bore-out( encore dispo pendant 5 hours) et je me rends compte que ce que j’ai vécu avec mes enfants etait plus un ” bore-out” qu’ un burn-out. En fait quand vous cessez de travailler pour élever des enfants mais que votre esprit est ailleurs et que votre emploi vous manque et que vous vous sentez seule, mal comprise, vous déprimez comme dans le film sur le bore-out que je vous recommande de voir.
    Il y a tellement de paramètres à prendre en compte avant de faire un constat.

  18. Florence says:

    Merci pour ce passage : ” Qu’un tout petit enfant, ça a tellement de choses à apprendre et d’idées dans la tête que chaque minute, ça réclame trois cent choses. Qu’un petit enfant, c’est une bombe émotionnelle, qui pleure puissance mille, se réjouit puissance mille et que, bon gré mal gré, c’est au parent d’encaisser” … je reconnais bien mon quotidien avec 2 enfants de 3 et 6 ans… je me sens littéralement harcelée par moment, Mais j’ai un conjoint qui est là et qui est très présent… alors , je n’ai pas vraiment la solution …accepter ? mais encore ?? attendre qu’ils grandissent ? mouais, pas sure que ça soit mieux en grandissant… bref, c’est foutu ! 😉

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  21. Flower says:

    Bien d’accord sur les féministes. Enfin je pense qu’il y a eu un malentendu, le sujet au départ devait sans doute être d’avoir LE CHOIX : de s’occuper de ses enfants OU de travailler à l’extérieur. Bon, je ne sais pas ni où ni quand ça a vrillé mais aujourd’hui on a l’OBLIGATION de faire LES DEUX ! Enfin je veux dire que sinon, c’est très culpabilisant. Moi j’ai choisi d’être mère au foyer. Beaucoup de mes anciens amis ont cru et croient toujours que je suis devenue folle. J’ai dû changer d’amis. J’ai passé le cap difficile et maintenant je n’ai plus honte. Oui mon fils aux besoins intenses tète toujours à 2 ans et demi. Oui alors que je suis enceinte. Oui il se réveille encore presque toutes les nuits. Oui j’ai choisi de me consacrer à mes enfants pendant une partie de ma vie, sans doute la majeure.
    Non je ne pensais pas que cela serait si difficile.
    Ma mère pourtant ne m’a pas menti. “La vie est une chiure” : voilà ce qu’elle disait parfois après avoir élevé ses 4 enfants. Et elle nous offrait une valise pour nos 20 ans. Le message était clair.
    Souffrances certes. Rares sont celles qui n’en ont pas connues.
    La seule chose qui sauve, c’est la foi en Dieu. C’est de donner un sens à sa souffrance. C’est de l’offrir. Elle n’est rien comparée au fait de mourir crucifié. C’est de se sacrifier joyeusement. De se laisser manger comme on mange le corps du Christ. C’est aussi de savoir que si nous veillons sur nos enfants, Dieu veille aussi sur eux…et sur nous.
    Je ne pense pas que nos aïeules nous aient menti. Je pense qu’elles avaient la foi…que nous n’avons plus.

    Pour celles qui comprennent l’anglais…
    La Femme Invisible

    Merci pour l’article.

      • Sapristi says:

        @Mère Geek: je ne pense pas que Flower se soucie de l’égalité des sexes.
        S’il lui arrive un revers de fortune et qu’elle ait besoin d’aller travailler à l’extérieur de la maison pour faire vivre sa famille , alors elle n’aura plus le CHOIX et son discours changera sûrement.

    • Rémy says:

      Bonjour Flower,
      Je crois que vous n’adressez pas le même étage de la pyramide de Maslow (https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/10/Pyramide_des_besoins_selon_Abraham_Maslow.png/1024px-Pyramide_des_besoins_selon_Abraham_Maslow.png)

      L’immense majorité des femmes qui ont réagi à cet article en sont à apaiser leur besoin de reconnaissance, et rêvent à plus d’estime, de reconnaissance et de respect.

      Puisque vous avez fait un choix, et qu’il est porteur de sens pour vous, vous avez l’air plutôt sur le besoin d’accomplissement. Donner un sens à la souffrance ne peur se faire qu’à cet étage. Or on ne peut y accéder que si les autres étages ont été expérimentés et durablement acquis.

      Attention par ailleurs : sous la coupe d’une soi-disant loi divine, bien des femmes ont vécu un quasi-esclavage, car elles en étaient au 2eme ou 3eme étage de la pyramide, et ont un subi un choix que d’autres ont fait pour elles.

      Je crois que votre mère s’est mentie à elle-même. Elle a joué le rôle de la mère au foyer, mais elle l’a subi. Dire “la vie est une chiure” à ses enfants, et leur faire comprendre qu’il faut déguerpir à vos 20 ans, ça ressemble à un choix imposé.
      Par ailleurs, alors que “Dieu est amour”, où est l’amour inconditionnel et la compassion avec de tels propos ?
      Et que vous a-t-elle transmis ? Aujourd’hui, vous transcendez le modèle de votre mère grâce à la foi. OK.
      Je vous souhaite d’en être vraiment à cet étage de Maslow, faute de quoi, un jour, le sol pourrait bien se dérouler sous vos pieds.
      Il est difficile de dire de quoi demain sera fait. Job en a fait l’expérience douloureuse.

      Donc, oui, je comprends votre choix si c’est un vrai choix personnel, mais proposer aux autres un simple “copier/coller” universel parait inadequat, car un chemin spirituel ne peut être authentique que s’il est personnel et s’il s’appuie sur les expériences personnelles passées, qui construisent la paix d’aujourd’hui et la sagesse de demain.

  22. Je ne l’aurais pas mieux écrit. Et j’ai lu le livre de Violaine Guéritault, quand au fond du trou je me suis dis que cette lecture était ce qui restait de mon temps libre, avec les réunions WW.

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  24. Fredouille Maman Poule says:

    Ah merci quel bel article je suis moi même tiraillée entre ma paranoïa de vouloir protéger mes enfants de la merde que l’ont peu subir de cette vie, j’essaie de tout faire pour eux, je suis incomprise par ma propre fille qui veut manger à la cantine comme ces copines alors qu’on a pas les moyens de la mettre et surtout because je suis la pour elle est son frère mi ange mi démon, je suis crevée. Je rêve de se job qui me mettrais en valeur, qui me ferrais gagner suffisamment d’argent pour aller faire les boutiques et acheter des tas de conneries de la reine des neiges et des petites voitures et payer un crédit pour une merveilleuse maison avec un jardin et un gros toutou. Je rêve de pouvoire confier mes monstres que j’aime tellement pour aller bosser sans que ça me rende completement malade de pas pouvoir gérer leur vie du mieux que je le pense…
    On est pas préparer à se tsunami quand les enfants arrivent… Et les mecs pffff le mien je l’aime mais bordel de merde il m’aide pas comme je le voudrais et ne comprendra jamais !!! La vie ferra son cours… J’apprendrais à mes grosses que d’en faire chamboule tout et bien plus que se qu’on croit !

  25. mamandine says:

    Mais comment fais-tu pour trouver le temps d’écrire un si long post ? J’ai déjà dû rogner de manière déraisonnable sur ma nuit pour le lire en entier… Félicitations !
    Une maman fatiguée d’avance de sa sortie scolaire de demain et des gâteaux faits aujourd’hui pour la carnaval de l’école…

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  28. Babichette says:

    Beaucoup d’émotion à la lecture de ton post! merci pour ce moment, on se sent plus légère!

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